Au cours de la dernière semaine de février, les médecins généralistes volontaires pourront vacciner leurs patients âgés entre 50 et 65 ans présentant des facteurs de risque, comme l’obésité. Mais le nombre de doses sera attribuées au compte-goutte...

Au cours de la dernière semaine de février, les médecins généralistes volontaires pourront vacciner leurs patients âgés entre 50 et 65 ans présentant des facteurs de risque, comme l’obésité. Mais le nombre de doses sera attribuées au compte-goutte…

Les personnes souffrant d’obésité vont pouvoir, si elles le désirent, se faire rapidement vacciner contre la Covid-19. A partir du jeudi 25 février, les Français âgés de 50 à 65 ans et présentant des facteurs de risque de contracter une forme grave du coronavirus pourront se rendre chez leur médecin généraliste pour recevoir la première injection du vaccin, sous certaines conditions d’éligibilité.
Cette priorisation des personnes vulnérables fait suite à l’arrivée du vaccin AstraZeneca dans la campagne de vaccination (cliquez ici) qui vient s’ajouter aux vaccins Pfizer et Moderna. « Mais les volumes des premières livraisons destinées aux médecins de ville sont faibles », prévient toutefois la Direction générale de la santé (DGS). Conséquence : les vaccinations devraient se faire dans un premier temps au compte-goutte.



Deux possibilités pour les médecins qui vaccineront

C’est le médecin qui choisira parmi les malades qui sont les patients prioritaires. Seules obligations : être âgé de moins de 65 ans et présenter des facteurs de risque comme l’obésité, le diabète, un cancer ou encore une maladie respiratoire. Les doutes sur l’efficacité du vaccin AstraZeneca au-delà de 65 ans ont conduit, pour l’instant, la Haute Autorité de santé (HAS) à ne pas le recommander pour les patients plus âgés.
La première semaine, ces professionnels de la santé pourront récupérer dix doses à la pharmacie, soit un seul flacon. Deux possibilités s’offriront aux praticiens : soit vacciner les dix personnes à la suite dans la même matinée ; soit, s’ils possèdent un frigidaire, organiser leurs rendez-vous sur deux jours.
En effet, si l’efficacité du vaccin AstraZeneca n’est pas aussi optimale que les vaccins ARN messager Pfizer et Moderna, il présente, contrairement à ces derniers, l’avantage de pouvoir être conservé à température ambiante pendant six heures.
Le vaccin AstraZeneca doit être administré en deux fois. La HAS préconise un espacement de 9 à 12 semaines entre les deux doses du vaccin et rappelle que « dans tous les cas, l’administration de la deuxième dose du vaccin reste absolument nécessaire ».



Les premières doses livrées à partir de ce mercredi 17 février

Au total, 700 000 doses vont êtres livrées dans les officines, à répartir parmi tous les médecins généralistes qui se sont portés volontaires pour vacciner.
« Les volumes disponibles augmenteront très progressivement à compter du mois de mars, dans des proportions encore à préciser », indique par ailleurs, la DGS.
Si les premières doses doivent être livrées ce mercredi 17 février, près de 1,3 million de doses supplémentaires devraient arriver à la fin du mois. « Au-delà du 1er mars, la visibilité du gouvernement est limitée », a commenté Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), dans le journal La Croix.



Les pharmaciens dans l’attente de pouvoir prescrire et administrer le vaccin

Début mars, les médecins auront le droit à deux ou trois flacons par semaine maximum, soit 20 ou 30 doses. Des quantités limitées mais qui faciliteront la vie des patients qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’à un centre de vaccination.
La DGS rappelle qu’il est « recommandé de placer le patient sous surveillance pendant au moins 15 minutes après la vaccination » afin de détecter une potentielle mauvaise réaction.
Le gouvernement espère pouvoir amplifier la campagne au fil des semaines et vacciner ensuite les moins de 65 ans sans facteurs de risque. Pour ce public-là, il n’est pas exclu qu’il puisse recevoir les injections directement chez le pharmacien, comme pour le vaccin contre la grippe. Mais la date précise n’a pas encore été fixée, ce que regrette la profession, qui a exprimé une certaine impatience. « Le ministre de la Santé n’a toujours pas signé l’arrêté autorisant les pharmaciens à prescrire et administrer ce vaccin », a déploré la Fédération des pharmaciens d’officine dans un communiqué publié le 12 février.


Philippe PALAT

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