Pour avoir annoncé prendre de l’hydroxychloroquine à titre préventif depuis quinze jours, le président américain s’est attiré les foudres de sa rivale démocrate Nancy Pelosi qui a aussi fustigé son « obésité morbide ». Une erreur d’appréciation puisque l’IMC de Donald Trump révèle une obésité modérée de 30,4.

Pour avoir annoncé prendre de l’hydroxychloroquine à titre préventif depuis quinze jours, le président américain s’est attiré les foudres de sa rivale démocrate Nancy Pelosi qui a aussi fustigé son « obésité morbide ». Une erreur d’appréciation puisque l’IMC de Donald Trump révèle une obésité modérée de 30,4.

Le président des Etats-Unis n’en est pas à sa première sortie décapante. Au détour d’un échange avec des journalistes américains, et malgré les doutes qui existent sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine sur le coronavirus, Donald Trump a annoncé qu’il prenait de manière préventive « un comprimé par jour » depuis une semaine et demie. Et ce malgré l’avertissement des autorités sanitaires sur le risque des effets secondaires.
Sauf que le président Trump, qui avait déjà imaginé des injections d’eau de javel pour combattre le Covid-19, a décidé de passer outre ces recommandations sanitaires internationales. « Il y a beaucoup de bonnes choses autour de l’hydroxychloroquine. Vous seriez surpris de savoir combien de personnes en prennent, surtout le personnel soignant en première ligne. J’en prends moi-même », a glissé le président américain en début de semaine. Une dose quotidienne confirmée par le médecin de la Maison-Blanche, Sean Conley.
Après de « nombreuses discussions » avec Donald Trump, le médecin a estimé que « les avantages potentiels de ce traitement l’emportaient sur les risques relatifs ».



Du surpoids à l’obésité modérée en un an

Cette annonce a fait l’effet d’une petite « bombe politique » aux Etats-Unis. Interrogée sur CNN, Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a estimé que ce n’était « pas une bonne idée ». « Il est notre président et je préférerais qu’il ne prenne pas quelque chose qui n’a pas été approuvé par les scientifiques, particulièrement dans sa catégorie d’âge et, disons, dans sa catégorie de poids, appelée obésité morbide », a-t-elle ajouté.
Sauf que la démocratie Nancy Pelosi est allée un peu vite en besogne pour qualifier son adversaire républicain le président Trump de personne en « obésité morbide ».
En effet, lors de son dernier son dernier examen complet en février 2019, Donald Trump, alors âgé de 72 ans, pesait 110 kilos pour 1,90 m. Ce qui, depuis, le classe en « obésité modérée » avec un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 30 et 34,9. « En prenant en compte tous les résultats d’analyses, les examens et les recommandations des spécialistes, j’estime que l’état de santé général du président reste très bon », avait néanmoins affirmé son médecin Sean Conley.



Le cas de l’Anglais Boris Johnson

En 2018, à l’issue de sa précédente visite, le médecin de la Maison Blanche avait annoncé un poids de 108 kilos et encouragé le président à prêter une attention particulière à son alimentation, ainsi qu’à faire un peu plus d’exercice. Sauf qu’entre 2018 et 2019, Donald Trump a grossi de deux kilos, ce qui l’a fait passer du surpoids (IMC>29,9) à l’obésité modérée avec un IMC de 30,4. L’obésité morbide dénoncée par Nancy Pelosi, appelée plus justement « obésité massive », commence à partir d’un IMC>40.
Donald Trump est le second chef d’Etat, après le Premier ministre Boris Johnson, à se retrouver au centre de la crise sanitaire en raison de leur embonpoint. Gravement frappé par le coronavirus, Boris Johnson, 55 ans, a été placé en réanimation début avril. Au moment de son hospitalisation, il affichait un IMC supérieur à 36, soit une obésité sévère (cliquez ici)

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