C'est devenue une évidence et les enquêtes qui s'enchaînent le démontrent chaque fois : les enfants pauvres sont deux fois plus susceptibles d'être dangereusement en surpoids que leurs homologues plus riches.

Selon un nouveau rapport, 4,8 millions d’enfants américains âgés de 10 à 17 ans sont victimes d’obésité. Soit un taux national de 15,3% pour 2017-2018. Selon les chercheurs, 22% des enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté souffrent d’obésité. Soit deux fois plus que les personnes vivant largement au dessus de ce seuil.


C’est devenue une évidence et les enquêtes qui s’enchaînent le démontrent chaque fois : les enfants pauvres sont deux fois plus susceptibles d’être dangereusement en surpoids que leurs homologues plus riches.
Aux Etats-Unis, les chercheurs de la Fondation Robert Wood Johnson (RWJF) viennent de publier leur rapport annuel sur l’état de l’obésité infantile. Ils ont analysé les données recueillies dans le cadre de l’Enquête nationale sur la santé des enfants de 2017 et 2018, qui examine la santé physique et mentale des enfants, l’accès aux soins de santé et la situation familiale.
Dans le Mississippi, plus d’un quart des enfants étaient en situation d’obésité, une proportion plus élevée que ce qui a été observé dans tout autre État. C’est également le cas pour la Virginie-Occidentale à 20,9 % et le Kentucky à 20,8 %.
Six États, dont l’Utah qui affiche un taux d’obésité de 8,7%, possèdent des taux d’obésité inférieurs au taux national. Parmi eux : l’Alaska, le Colorado, le Minnesota, le Montana et Washington.
Le rapport de la RWFJ a révélé que les taux d’obésité ont augmenté à mesure que le revenu des ménages diminuait. Près de 22 % des enfants issus de familles vivant en dessous du seuil de pauvreté fédéral sont victimes d’obésité, comparativement à 9,4 % vivant 400 % au-dessus du seuil de pauvreté. Il s’agit d’une comparaison entre un ménage de quatre personnes dont le revenu annuel est de 25 100 $ et celui d’un ménage de taille comparable dont le revenu annuel est de 117 680 $.

Les Noirs et les jeunes hispaniques premières victimes

Autre différence : le taux d’obésité chez les enfants noirs atteint 22,2 % et 19 % chez des enfants hispaniques. « Ces nouvelles données montrent que ce défi touche la vie de beaucoup trop d’enfants dans ce pays, et que les jeunes Noirs et hispaniques sont encore plus à risque que leurs pairs blancs et asiatiques », a déclaré le Dr Richard Besser, président et chef de la direction de RWJF. Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), l’obésité infantile est aujourd’hui le premier foyer de santé chez les parents aux États-Unis, en tête de l’abus de drogues et du tabagisme. Les responsables de la santé américains estiment que la lutte contre l’épidémie d’obésité conduira non seulement à de meilleurs résultats de santé, mais permettra aussi de réduire les coûts médicaux subis par les familles américaines et les États-Unis eux-mêmes.

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