Selon une modélisation scientifique, la crise du coronavirus pourrait provoquer entre 85 000 et 200 000 décès si les gestes barrières ne sont pas respectés après le 11 mai. Selon les chercheurs, la protection des publics fragiles et atteints de maladies chroniques est la clé pour éviter le reconfinement.

Selon une modélisation scientifique, la crise du coronavirus pourrait provoquer entre 85 000 et 200 000 décès si les gestes barrières ne sont pas respectés après le 11 mai. Selon les chercheurs, la protection des publics fragiles et atteints de maladies chroniques est la clé pour éviter le reconfinement.

C’est un pavé dans la mare et une perspective alarmante. En fin de semaine dernière, le journal L’Opinion a révélé une étude de modélisation épidémiologique qui estime qu’après le déconfinement prévu pour le 11 mai entre 85 000 et 200 000 personnes pourraient mourir du virus, si les mesures de sécurité ne sont pas respectées.
Selon le journal L’Opinion, cette étude, publiée par Public Health Expertise, une société française spécialisée dans la modélisation des maladies, et une équipe d’épidémiologistes de l’AP-HP et de Columbia University spécialisée sur le Covid-19, annonce un lourd bilan pour les semaines à venir.
Cette étude mettrait en lumière le manque d’utilité à prolonger le confinement général après le 11 mai, rapporte L’Opinion.
Selon les épidémiologistes, sans une politique forte de gestes barrières, le bilan total du coronavirus pourrait atteindre 200 000 morts en France.
Toujours d’après cette étude, si la population ne dispose pas de masque, 165 000 personnes pourraient mourir, même avec la distanciation sociale et le lavage des mains. Avec les masques, le bilan recule et passe à 85 000 personnes.



Une protection jusqu’au 8 février 2021 pour les personnes souffrant d’obésité

Selon les épidémiologistes, les populations à risque sont à équiper en priorité. Ainsi, les chercheurs estiment qu’il faudrait protéger les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques comme le diabète ou l’obésité. Cette période de protection pourrait durer « 38 semaines », soit jusqu’au 8 février 2021, pour que le nombre de morts chute à 30 000.
« La protection des personnes vulnérables est la clé pour préserver le système de santé et éviter un reconfinement » analysent les scientifiques dans leur étude qui évaluent à 17 millions le nombre de personnes concernées.
Pour l’heure, le Premier ministre Edouard Philippe a rappelé, le mardi 28 avril, dans son allocution à l’Assemblée Nationale que si les indicateurs ne sont « pas au rendez-vous », le déconfinement pourrait être différé ou alors avoir lieu dans des conditions « plus strictes ». Un avertissement repris par le ministre de la Santé, Olivier Véran, qui a évoqué samedi 2 mai la possibilité de repousser la date du déconfinement.
De là à imaginer que le gouvernement français prépare l’opinion à un déconfinement étalé dans le temps pour les personnes vulnérables…

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