Dans deux cohortes d’adultes chinois atteints par le Covid-19, les personnes souffrant d’obésité étaient, au moins, trois fois plus susceptibles de développer un cas grave de la maladie que les personnes ayant un poids normal. Ces deux études ont été publiées dans Diabetes Care.

Dans deux cohortes d’adultes chinois atteints par le Covid-19, les personnes souffrant d’obésité étaient, au moins, trois fois plus susceptibles de développer un cas grave de la maladie que les personnes ayant un poids normal. Ces deux études ont été publiées dans Diabetes Care.

A chaque jour sa confirmation. Depuis plusieurs semaines, toutes les études conduites en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en France, en Chine, en Allemagne, etc.(Cliquez ici) tendent à démontrer la grande vulnérabilité des personnes souffrant d’obésité lorsqu’elles sont infectées par le coronavirus. En milieu de semaine, deux nouvelles études chinoises réalisées sur deux cohortes d’adultes chinois atteints par le Covid-19, confirment ce lien de gravité.« Les personnes obèses risquent plus de complications lorsqu’elles sont infectées par le SRAS-CoV-2 et ont souvent besoin d’une hospitalisation », a déclaré le professeur Ming-Hua Zheng, expert de l’Institut d’hépatologie de l’Université médicale de Wenzhou, en Chine. Son collègue, le médecin Kenneth Zheng a confirmé qu’« une attention particulière doit être accordée à ce sous-groupe de patients afin de réduire le risque de décès. »



L’augmentation de la gravité suit l’IMC

Ces deux chercheurs ont analysé les données de 150 adultes atteints par le Covid-19. L’âge moyen de ces patients étaient de 48 ans et 62,7 % étaient des hommes. Tous se sont présentés dans trois hôpitaux en Chine entre le 17 janvier et le 11 février 2020 et tous ont quitté l’hôpital en bonne santé après leur traitement. Parmi la cohorte, 75 souffraient d’obésité avec un IMC d’au moins 25 kg/m2 (IMC moyen, 27,7 kg/m2 et 24 % avec le diabète) et 75 affichaient un poids normal (IMC moyen, 21,8 kg/m2 et 14,7% avec le diabète). Les patients présentant l’obésité affichaient des niveaux plus élevés de protéine C-réactive de plasma et des comptes inférieurs de lymphocyte, selon les chercheurs. Le séjour médian à l’hôpital était de 23 jours pour les patients souffrant d’obésité contre 18 jours pour ceux qui avaient un poids normal. Par ailleurs, 33,3 % des personnes souffrant d’obésité étaient infectées d’une forme grave du Covid-19. Après ajustement de l’âge, du sexe, du tabagisme, de l’hypertension, du diabète et de la dyslipidémie, l’obésité a été associée à trois fois plus de chances d’être atteint d’une forme grave du coronavirus.


Une association plus forte pour les hommes

Dans la deuxième étude, le professeur Jun Chen du centre des maladies du foie de l’hôpital de Shenzhen, en Chine, et ses collègues ont analysé les données de 383 adultes (52,2 % de femmes) admis consécutivement du 11 janvier au 16 février et jusqu’au 26 mars pour cause d’infection au Covid-19. Dans la cohorte, 4,2 % avaient un poids insuffisant (IMC>18,5), 53,2 % avaient un poids normal, 32 % avaient un surpoids (IMC entre 24 et 27,9) et 10,7 % souffraient d’obésité (IMC>28) Le professeur Chen a relevé que 17,5 % des hommes souffraient d’obésité contre 4,5 % des femmes.


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