Au cours de sa présentation de la phase 2 du plan du déconfinement, Édouard Philippe a annoncé, jeudi 28 mai, les nouvelles mesures qui offrent plus de liberté à partir du 2 juin. Il a toutefois appelé les personnes vulnérables et celles qui les entourent à respecter « rigoureusement les gestes barrières ». Pour elles, il préconise le maintien du télétravail quand cela est possible.

Au cours de sa présentation de la phase 2 du plan du déconfinement, Édouard Philippe a annoncé, jeudi 28 mai, les nouvelles mesures qui offrent plus de liberté à partir du 2 juin. Il a toutefois appelé les personnes vulnérables et celles qui les entourent à respecter « rigoureusement les gestes barrières ». Pour elles, il préconise le maintien du télétravail quand cela est possible.


On l’espérait, c’est arrivé. En cette fin mai, l’heure est à l’accélération du déconfinement. La présence de la maladie recule sur le territoire national, et même si une deuxième vague est encore à redouter, le confinement peut être assoupli à compter du mardi 2 juin.
Comme attendu, Édouard Philippe a donc annoncé les nouvelles mesures du déconfinement. Cette deuxième phase, qui intervient une quinzaine de jours après la première, permet de retrouver plus de libertés.
Selon le Premier ministre Edouard Philippe, qui s’est exprimé à l’occasion d’une conférence de presse jeudi 28 mai en fin d’après-midi, toutes ces avancées viennent d’un bon respect du confinement et d’une bonne adoption globale des gestes barrières par la population. Une attitude, qu’il faudra continuer à appliquer. « Les résultats sont bons sur le plan sanitaire », a expliqué Edouard Philippe, ajoutant que « nous ne pouvons pas courir le risque de la désinvolture » car « le virus est encore présent sur tout le territoire » .
À partir du 2 juin, « la liberté va enfin devenir la règle et l’interdiction deviendra l’exception » , a résumé le Premier ministre. Dans une France couleur verte, Édouard Philippe a toutefois précisé que « les départements d’Ile-de-France, notamment le Val d’Oise, la Guyane et Mayotte, où le virus circule plus qu’ailleurs » feront l’objet d’une « vigilance particulière » .



« Les personnes les plus susceptibles d’être frappées par les cas graves de la maladie »

Outre le bilan sanitaire et le train de mesures concernant les déplacements, les ouvertures de restaurants, des lieux culturels, des établissements scolaires, etc. le Premier ministre a abordé la situation des personnes les plus vulnérables au Covid-19. « Nous devons conserver une vigilance maximale pour protéger les personnes à risque, c’est-à-dire les personnes les plus susceptibles d’être frappées par les cas graves de la maladie. Ce sont, nous le savons, les personnes qui ont des maladies préexistantes, qui souffrent de surpoids, de diabète, d’affection pulmonaire… Ce sont des facteurs fragilisants et particulièrement fragilisants s’ils devaient être malades » , a précisé le chef du Gouvernement.
Selon le Premier ministre, cette « vigilance maximale » doit s’illustrer par l’application stricte du dispositif de protection sanitaire. « Il faut appliquer rigoureusement les gestes barrières, pratiquer la distanciation physique – on ne le dira jamais assez – et limiter les contacts quand on est une personne vulnérable. Ce ne veut pas dire les interdire, ni les proscrire, cela veut dire faire confiance à l’intelligence de ceux qui savent fragiles et à la vigilance de ceux qui les entourent », a insisté Edouard Philippe.



Télétravail ou indemnisés au titre de l’activité partielle

Dans ce cadre de cette indispensable protection sanitaire, le Premier ministre a abordé la question essentielle de l’emploi « Pour limiter ces contacts, les personnes qui travaillent doivent, à chaque fois que c’est possible, continuer à télétravailler. Quand cela n’est pas possible, elles continueront à être indemnisés au titre de l’activité partielle » , a indiqué Edouard Philippe.
Au plan de la santé individuelle, le locataire de Matignon a annoncé la mise en place de « la consultation Bilan et vigilance prise en charge à 100% par l’Assurance maladie » .
Cette mesure est notamment destinée à « ceux qui n’ont pas consulté leur médecin pendant la période de confinement et qui doivent impérativement le faire de façon à vérifier que leur état de santé ne doit pas faire l’objet d’une surveillance particulière, de mesure ou de traitement particulier » , a expliqué Edouard Philippe.



Dans le droit fil des précédentes déclarations

Lors de son intervention, le Premier ministre est également revenu sur le cas des personnes de plus de 65 ans. « Parmi les personnes vulnérables, il y a aussi les personnes âgées de plus de 65 ans dont nous savons qu’elles sont plus exposées. Statistiquement, elles sont beaucoup plus victimes de la maladie que les autres » , a-t-il précisé.
Toutes cette mesures, qui entreront en vigueur dès la semaine prochaine – le mardi 2 juin -, s’inscrivent dans le droit fil des précédentes déclarations d’Edouard Philippe du 7 mai dernier, lorsque celui-ci a annoncé les premières mesures de la phase 1 du déconfinement progressif.



Liberté et responsabilité

Face au risque sanitaire majeur, il avait appelé les personnes âgées et les personnes avec des pathologies comme le surpoids ou le diabète, à continuer de respecter les règles de confinement mises en place ces deux derniers mois. « Il n’y aura pas de confinement obligatoire pour les personnes vulnérables après le 11 mai, même en Île-de-France, mais je veux dire à toutes les personnes qui se savent vulnérables, de continuer pour votre sécurité et celle des autres, à observer les règles de mesures très strictes. Il ne s’agit pas d’ordonner, mais d’être prudents (…). Prenez les précautions nécessaires pour vous protéger » , avait alors indiqué le Premier ministre.
Comprendre : 11 mai, 2 juin… peu à peu, la France gagne en liberté. Mais aussi en responsabilité tant les personnes en surpoids ou souffrant d’obésité restent plus que jamais exposées.