Une analyse sur plus de 3 000 malades hospitalisés au printemps dernier aux Etats-Unis confirme que les personnes noires et hispaniques sont les plus frappées par la pandémie : elles représentent 49% des personnes intubées ou décédées.

Une analyse sur plus de 3 000 malades hospitalisés au printemps dernier aux Etats-Unis confirme que les personnes noires et hispaniques sont les plus frappées par la pandémie : elles représentent 49% des personnes intubées ou décédées.

Toutes les études convergent. Et le lien entre obésité et forme grave de la Covid-19 fait de plus en plus consensus scientifiquement. Pour preuve, cette nouvelle étude qui vient d’être publiée en milieu de semaine dans la revue Jama Internal Medecine.
Selon cette analyse réalisée auprès de 3 222 personnes hospitalisées aux Etats-Unis entre avril et juin, les jeunes adultes (18-34 ans) souffrant d’obésité, ainsi que de diabète et d’hypertension, étaient les plus susceptibles de se retrouver sous respirateur artificiel ou de mourir du Covid-19.
Cette étude confirme, en relier lieu, que les personnes noires et hispaniques sont les plus frappées par la pandémie : elles représentaient 57 % des jeunes adultes hospitalisés et 49 % des personnes décédées ou intubées, alors qu’elles ne représentent que 33 % de la population américaine.



Les personnes souffrant d’obésité massive extrêmement surreprésentées

Dans cette étude, les personnes souffrant d’obésité massive (avec un indice de masse corporelle supérieur à 40) sont extrêmement surreprésentées, avec 41% des patients intubés ou décédés.
Suivent ensuite l’hypertension (31 % des patients intubés et morts) et le diabète (27 %). Les jeunes adultes victimes des trois affections (obésité massive, hypertension et diabète) avaient un risque de mourir ou d’être intubé égal aux adultes sains des générations suivantes, 35 à 64 ans, selon les chercheurs.
« Les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans hospitalisés avec la Covid-19 ont connu des taux substantiels d’effets indésirables : 21 % ont eu besoin de soins intensifs, 10 % ont eu besoin d’une ventilation mécanique et 2,7 % sont décédés », souligne dans son rapport le docteur Scott D. Solomon de l’hôpital de Boston
Cette analyse s’ajoute à de multiples autres indiquant que les personnes souffrant d’obésité courent un risque supérieur de complications du Covid-19. Une « méta-analyse » compilant de multiples études portant sur 399 000 patients publiée en août (https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-lobesite-augmenterait-de-48-le-risque-de-deces/) a ainsi estimé que les personnes en situation d’obésité avaient un risque double d’être hospitalisées après avoir contracté le coronavirus, par rapport à des gens non-obèses. Leur risque d’en mourir était supérieur de 48 % à ceux-ci.

Pour en savoir plus : cliquez ici