Le docteur Aseem Malhotra, cardiologue consultant du National Health Service (NHS) estime que les personnes ayant des problèmes liés à l’obésité développent une forme plus grave de Covid-19. Avec un risque accru de mortalité. Pour lui, c’est « peut-être la raison pour laquelle le Premier ministre Boris Johnson est tombé gravement malade ».

Le docteur Aseem Malhotra, cardiologue consultant du National Health Service (NHS) estime que les personnes ayant des problèmes liés à l’obésité développent une forme plus grave de Covid-19. Avec un risque accru de mortalité. Pour lui, c’est « peut-être la raison pour laquelle le Premier ministre Boris Johnson est tombé gravement malade ».

Plus le temps passe, plus les chercheurs qui analysent les données sur les patients de Covid-19 admis en soins intensifs sont persuadés que les maladies cardiovasculaires, le diabète et l’obésité, en particulier, constituent des facteurs clés de forme grave du coronavirus.
Faisant référence à une analyse récente des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Center for Disease Control and Prevention) des États-Unis (1), le docteur Assem Malhotra, un éminent cardiologue qui travaille pour le système de santé britannique NHS (National Health Service) vient de mettre en garde contre un « risque accru de mortalité décuplé< » chez les personnes atteintes de maladies associées à l’obésité, notamment le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et des maladies cardiaques.



29% des adultes en obésité au Royaume-Uni

S’exprimant sur Good Morning Britain, une émission matinale de la chaîne de télévision britannique ITV, le médecin anglais, consultant honoraire au Frimley Park Hospital NHS Foundation Trus, a expliqué que l’obésité touchait les sujets de sa Majesté dans de très importantes proportions. En effet, selon les chiffres les plus récents du NHS, près de 29% des adultes souffrent d’obésité et 35% sont en surpoids.
Estimant que l’obésité représentait « un vrai problème qui n’est pas abordé de front », le cardiologue a expliqué que « l’excès de graisse corporelle semble avoir un effet négatif quand il s’agit de maladies virales. Nous savons qu’avec la grippe, nous sommes plus susceptibles d’être gravement malades si nous sommes en surpoids. Mais le Covid-19 semble également provoquer une réponse immunitaire excessive appelée l’ARDS – syndrome de détresse respiratoire aigu – qui conduit malheureusement de nombreuses personnes à la mort. »



« Il est significativement en surpoids »

Dans son intervention, le docteur Malhotra a également expliqué que c’est peut-être la raison pour laquelle le Premier ministre britannique, Boris Johnson, âgé de 55 ans, a subi une forme plus sévère de Covid-19 lorsqu’il est tombé malade.
Testé positif au Covid-19 le 27 mars, Boris Johnson a été admis à l’hôpital Saint-Thomas de Londres le 5 avril en raison de symptômes persistants. Devant l’aggravation de son état de santé, il a été transféré en soins intensifs, puis a pu quitter l’hôpital le 9 avril. « Il s’agit d’une observation et non d’une certitude, mais elle correspond à la preuve que Boris Johnson est significativement en surpoids », a-t-il dit à l’antenne. Et le cardiologue d’ajouter : « J’avais l’habitude de parler à l’un de ses principaux conseillers lorsqu’il était maire de Londres il y a quelques années, qui m’a exprimé personnellement des préoccupations au sujet de son poids. »
« Les personnes obèses semblent également propager le virus pendant de plus longues périodes et deviennent clairement plus malades », a poursuivi le docteur Malhotra qui a rappelé que d’autres membres « plus minces » du cabinet du Premier ministre, y compris le conseiller en chef Dominic Cummings et le secrétaire à la Santé Matt Hancock, n’avaient pas été aussi gravement touchés par le virus lorsqu’ils sont tombés malades.



75% de personnes placées en soins intensifs en surpoids ou en obésité

Sur le plateau télévisé, le docteur Hilary Jones, un médecin généraliste, a expliqué que, finalement, le poids de Boris Johnson se situait « plutôt dans la moyenne par rapport au reste de la population. Si vous prenez en compte les personnes en surpoids, ainsi que les personnes obèses, on atteint près de 68% de la population britannique ». Un chiffre à corréler avec les quelque 75% de personnes en surpoids ou atteintes de coronavirus placées en soins intensifs. « Il semble y avoir une relation entre l’obésité et les graves conséquences du coronavirus, mais nous savons depuis longtemps que l’obésité cause toutes sortes de complications médicales », a conclu le docteur Jones.



« Indéniablement fatigué »

De retour aux affaires, le Premier ministre britannique s’est adressé à la population dimanche 26 avril. Son allocution a été scrutée par des experts en langage corporel.
D’après eux, Boris Johnson est encore « indéniablement fatigué ». « Il s’appuyait lourdement sur le pupitre avec les deux bras et une partie importante de son discours a été ponctuée de pauses entre les mots », a décrit un expert du Daily Mail. Certains ont également remarqué qu’il « marchait maladroitement vers le pupitre utilisant ses bras comme pour l’aider à rester en équilibre ». Il a été comparé par les spécialistes en santé à un boxeur qui retrouve peu à peu ses esprits après un combat.

(1) Les centres de contrôle des maladies américains ont évalué à travers une analyse que le taux de mortalité est probablement dix fois plus important chez les personnes atteintes de maladies liées à l’obésité, essentiellement l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et les maladies cardiaques.

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