Un rapport émanant d’un centre de soins réputé de New York souligne que, pour les enfants hospitalisés, la complication de l’obésité n’augmentait pas nécessairement la probabilité qu’un jeune patient infecté par le coronavirus, ait besoin de niveaux de soins améliorés. Contrairement aux adultes...

Un rapport émanant d’un centre de soins réputé de New York souligne que, pour les enfants hospitalisés, la complication de l’obésité n’augmentait pas nécessairement la probabilité qu’un jeune patient infecté par le coronavirus, ait besoin de niveaux de soins améliorés. Contrairement aux adultes…

« Nous savons que chez les adultes, l’obésité est un facteur de risque de maladie plus grave, cependant, étonnamment, notre étude a constaté que les enfants admis à l’unité de soins intensifs n’avaient pas une prévalence plus élevée de l’obésité que ceux de l’unité générale », explique dans un communiqué le docteur Jerry Y. Chao du Département d’anesthésiologie, du Albert-Einstein College of Medicine de New York City.
Ce constat plutôt rassurant pour les jeunes patients atteints d’obésité, c’est celui qui ressort de l’étude menée par l’équipe du docteur Shivanand S. Medar. Une étude réalisée entre le 15 mars et le 3 avril dans un établissement hospitalier de New York.



Des patients âgés de 1 mois à 21 ans

L’analyse visait à décrire les profils cliniques et les facteurs de risque de maladie grave chez les enfants et les adolescents hospitalisés atteints par le Covid-19. Elle a porté sur 67 patients âgés de 1 mois à 21 ans (âge médian : 13,1 ans) qui ont été traités pour soigner une infection au Covid-19.
Sur ses 67 patients, 21 cas (31,3 %) ont été traités en tant que patients externes. « Comme le nombre de patients dépistés pour le Covid-19 a été limité pendant les premières semaines de l’éclosion en raison de la disponibilité limitée des tests, le nombre de patients légèrement symptomatiques n’est pas connu, et donc ces 21 patients ne sont pas inclus dans l’analyse »,écrivent les auteurs du rapport.



30,4% des enfants étaient atteints d’obésité

Sur les 46 patients hospitalisés, 33 enfants (72 %) ont été admis dans un service médical pédiatrique général et 13 enfants (28 %) ont été admis à l’unité de soins intensifs pédiatriques.
Les chercheurs ont constaté que les enfants nécessitant des soins intensifs avaient des niveaux plus élevés d’inflammation et avaient besoin d’un soutien respiratoire supplémentaire, comparativement à ceux qui ont été traités sur une unité générale.
Près d’un tiers (14 enfants ; 30,4 %) des patients étaient atteints d’obésité et près d’un quart (11 enfants ; 24,4 %) souffraient d’asthme, mais aucun des deux facteurs n’était associé à un risque accru d’admission en soins intensifs pédiatriques. « Même si l’obésité et/ou l’asthme étaient très répandus chez les enfants dans cette étude, ces complications n’augmentaient pas la probabilité qu’un enfant ait besoin de niveaux de soins améliorés », expliquent les auteurs de l’étude.



« La plupart des enfants atteints de Covid-19 s’en tirent bien »

Dans son rapport, le docteur Shivanand S. Medar, auteur principal de l’étude et professeur adjoint de pédiatrie à l’hôpital pour enfants Montefiore (1) à New York, note que « la plupart des enfants atteints de Covid-19 s’en tirent bien, et certains n’ont pas du tout de symptômes du tout ». « Toutefois, précise-t-il, cette recherche démontre que les enfants ne sont pas à l’abri de ce virus et que certains d’entre eux ont besoin d’un niveau plus élevé de soins ».

(1) Montefiore Health System est l’un des grands systèmes de santé universitaire de New York.

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