Une étude américaine a évalué l’état et les comportements de santé du Covid-19 durant la période liée à la délivrance des ordonnances de séjour à domicile. L’impact de ces ordonnances sur l’anxiété et la dépression par groupe ethnique a été analysé.

Une étude américaine a évalué l’état et les comportements de santé du Covid-19 durant la période liée à la délivrance des ordonnances de séjour à domicile. L’impact de ces ordonnances sur l’anxiété et la dépression par groupe ethnique a été analysé.

Le coronavirus a confiné des millions de personnes dans le monde. Mais avec quelles conséquences ? Avec quel l’impact sur la santé ? Une équipe américaine dirigée par le docteur Jaime Almandoz de la division Endocrinologie du Centre médical de l’Université du Texas, a exploré les implications du Covid-19 sur la santé d’un échantillon d’adultes souffrant d’obésité.
Plus largement, cette analyse a cherché à connaître les influences du confinement et des ordonnances de séjour liés au Covid-19 sur la santé physique, mentale et financière des populations vulnérables, y compris les personnes en situation d’obésité.
Publiée de la revue « Clinical Obesiy », cette étude s’est appuyée sur un sondage en ligne réalisé du 15 avril au 31 mai 2020 auprès de patients provenant d’une clinique de médecine de l’obésité et d’un cabinet de chirurgie bariatrique.



Une augmentation de l’anxiété pour 72,8% des patients

L’étude a porté sur un total de 123 patients (87 % de femmes, âge moyen 51,2 ans, IMC moyen 40,2). Parmi cet échantillon : 49,2 % étaient des Blancs non hispaniques, 28,7 % des Noirs non hispaniques, 16,4 % étaient Hispaniques et 7 % d’autres ethnies.
Deux patients ont été testés positifs au Covid-19 et 14,6 % ont signalé des symptômes. 72,8 % ont signalé une augmentation de l’anxiété et l’état de dépression a augmenté pour 83,6 % d’entre eux depuis le début du séjour à la maison.
69,6 % ont déclaré plus difficilement atteindre les objectifs de perte de poids, 47,9 % avoir moins de temps d’exercice et 55,8 % se plaignaient d’avoir une vie moins intense.
49,6% ont stocké de la nourriture et 61,2% ont reconnu que l’alimentation jouait un rôle stressant. A noter que les Hispaniques étaient moins susceptibles de signaler l’état d’anxiété par rapport aux Blancs non hispaniques.



En vue des efforts de rétablissement post-Covid-19

Pour les chercheurs américains, cet étude montre que la pandémie du Covid-19 a eu un impact significatif sur les patients souffrant d’obésité quel que soit le statut d’infection. « Ces résultats peuvent informer les cliniciens et les professionnels de la santé sur des stratégies efficaces visant à minimiser les résultats négatifs de cette population vulnérable aujourd’hui et dans les efforts de rétablissement post-Covid-19 », conclut l’analyse.

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