Les données ne sont pas encore accablantes, mais un nombre croissant de médecins et d’experts en santé publique s’interrogent à haute voix sur l’importance de l’obésité comme facteur de risque de complications du coronavirus. Après le rapport réalisé au Royaume-Uni, une étude menée en Chine apporte constitue une nouvelle illustration de cette préoccupation.

Les données ne sont pas encore accablantes, mais un nombre croissant de médecins et d’experts en santé publique s’interrogent à haute voix sur l’importance de l’obésité comme facteur de risque de complications du coronavirus. Après le rapport réalisé au Royaume-Uni, une étude menée en Chine apporte constitue une nouvelle illustration de cette préoccupation.

La question de l’obésité comme risque de complication en cas de contamination par le Covid-19 agite le milieu médical et les autorités sanitaires de bon nombre de pays. Le gouvernement français n’est pas le seul à classer dans les populations à risque les patients dont l’IMC (Indice de masse corporelle).
Aux Etats-Unis, les Centers for Disease Control and Prevention (1) considèrent que les personnes de tout âge souffrant d’obésité sévère (IMC supérieur à 40) constitue une population à « risque plus élevée ». Mais les personnes qui sont simplement classées comme étant en surpoids ou obèses avec un IMC supérieur à 30 sont également classées parmi dans la population à risque accru. Une situation d’autant plus inquiétante que cette population représente environ 70% des adultes aux États-Unis.


Une étude sur 112 patients chinois

Selon le site Sweetlife, les preuves les plus spectaculaires proviennent, à ce jour, d’une étude sur 112 patients chinois atteints du Covid-19, dans laquelle une différence particulièrement notable dans les résultats de la maladie basée sur l’IMC a été trouvé : 17 des 112 patients sont décédés, et 15 de ces patients étaient en surpoids (88 %), alors que seulement 18 des 95 survivants étaient en surpoids (19 %).
Dans leur conclusion, les médecins chinois écrivent que « les patients Covid-19, combinés avec des maladies cardiovasculaires, sont associés à un risque plus élevé de mortalité. Les patients critiques sont caractérisés avec des comptes inférieurs de lymphocyte. L’IMC plus élevé est plus souvent observé chez les patients critiques et les non-survivants ».
Au Royaume-Uni, le rapport réalisé par le National Health Service – rapport dont nous nous sommes fait l’écho le 24 mars – a constaté que plus de 60% des patients atteints par le Covid-19, et placés en soins intensifs, étaient en surpoids.

Affaiblissement du système immunitaire

Selon de nombreux médecins, les personnes en surpoids et obèses sont plus susceptibles de présenter d’autres facteurs de risque de coronavirus, comme l’hypertension et le diabète, ce qui explique une partie de l’augmentation des maladies graves et des décès chez les patients. Toutefois, le corps médical estime que l’obésité est connue pour affaiblir le système immunitaire. De plus, l’excès de poids rend plus difficile pour le diaphragme et les poumons de fonctionner.
Les autorités sanitaires le savent : les données d’autres infections virales ne sont pas encourageantes. Des études ont montré que les personnes souffrant d’obésité sont deux fois plus susceptibles de souffrir de maladies comme la grippe saisonnière, qu’ils sont aussi plus susceptibles de la transmettre et qu’enfin l’excès de poids rend le vaccin contre la grippe moins efficace.
A titre d’exemple, lors de la pandémie de « grippe porcine » en 2009, les patients en obésité étaient beaucoup plus enclins à être hospitalités, voire de mourir de la maladie.

(1) Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centres for Disease Control and Prevention) forment ensemble la principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique.

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