Sur la base d’une analyse de la World Obesity Society, les personnes souffrant d’obésité sont considérées comme des groupes les plus susceptibles de contracter le virus. Le gouvernement de Bolsonaro enfin commence à réagir.

Sur la base d’une analyse de la World Obesity Society, les personnes souffrant d’obésité sont considérées comme des groupes les plus susceptibles de contracter le virus. Le gouvernement de Bolsonaro commence enfin à réagir.

Dans chaque pays, les chiffres démontrent le lien de causalité entre les formes graves de Covid-19 et l’obésité. Cette fois, c’est le Brésil qui s’inquiète pour la santé des populations à risque au moment où l’on dénombre plus de 13 000 morts. A travers plusieurs articles dans la presse (Diàro do litoral et Estado de Minas), le ministère de la Santé rappelle, en s’appuyant sur une enquête publiée en 2019, que 20% de la population brésilienne est en situation d’obésité, 24% de la population souffre d’hypertension et plus de 7% est diabétique.
Le gouvernement brésilien, qui a dans un premier temps avait mésestimé l’impact du Covid-19, avoue désormais son inquiétude face à l’évolution galopante du Covid-19 dans tout le pays. Même si son président Jair Bolsonaro continue à minimiser la crise sanitaire en s’opposant, notamment, à la mise en quarantaine des populations.



« Une carence du système immunitaire »

Face à la pandémie, le Brésil relève que, selon une analyse de la World Obesity Society, les personnes souffrant d’obésité sont considérées comme des groupes les plus susceptibles de contracter le virus.
Les résultats de diverses études compilées par la Société mondiale de l’obésité rapportent que, sur tous les patients qui sont morts à cause du coronavirus, 25% souffraient d’obésité. « En outre, l’obésité contribue aux maladies respiratoires telles que le syndrome d’hyperventilation qui peut déclencher une insuffisance respiratoire et ainsi causer une carence du système immunitaire », explique le docteur Luanna Caramalac.
Selon cette nutritionniste, « l’important est d’être plus attentif dans cette condition d’isolement social, puisque le taux plus faible d’activité physique et les tensions émotionnelles peuvent provoquer une convulsion alimentaire chez les personnes souffrant d’obésité ».
En outre, la consommation de produits ultra-transformés a considérablement augmenté au cours de ce dernier mois, principalement en raison de la durée de conservation plus longue, en plus d’être plus facile à stocker. « L’idéal en ce moment est d’avoir une alimentation saine et prendre soin de son corps », précise le docteur Caramalac.

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