Les chercheurs de Vladivostok et Niigata pensent que le groupe à risque comprend notamment les personnes ayant un faible taux d'hémoglobine. Parmi elles, les personnes âgées, les patients souffrant d’obésité, d'hypertension artérielle, de diabète et les femmes enceintes.

Les chercheurs de Vladivostok et Niigata pensent que le groupe à risque comprend notamment les personnes ayant un faible taux d’hémoglobine. Parmi elles, les personnes âgées, les patients souffrant d’obésité, d’hypertension artérielle, de diabète et les femmes enceintes.

Les scientifiques de l’Université fédérale d’Extrême-Orient, avec des collègues russes de Vladivostok et japonais de Niigata, pensent que le coronavirus peut attaquer la moelle osseuse rouge. Non seulement ces chercheurs assurent que la Covid-19 endommagent les globules rouges, mais il disent également que l’infection ces chercheurs peut empêcher la formation de nouveaux globules rouges. Les résultats de l’étude ont été publiés sur Archiv EuroMedica, a indiqué, en fin de semaine dernière, le service de presse du ministère russe de l’Education et des Sciences.
Pour eux, cette attaque massive des globules rouges entraînerait des dommages aux neurones cérébraux, aux vaisseaux sanguins et aux organes internes, dont la fibrose pulmonaire serait l’une des manifestations les plus évidentes mais pas la seule.



Une étude sur le mécanisme de développement du coronavirus

« Les chercheurs pensent que le groupe à risque comprend les personnes dont le taux d’hémoglobine est faible puisque les érythrocytes, globules rouges responsables du transfert de la protéine d’hémoglobine saturée de fer, sont la cible clé du virus. Ces conclusions ont été faites par le groupe de recherche international qui a étudié le mécanisme de développement de l’infection par le coronavirus », indique le communiqué.
Les scientifiques pensent que le groupe à risque comprend toutes les personnes qui ont un faible nombre d’hémoglobines. Ils désignent plus spécifiquement les personnes âgées, les personnes ayant une pression artérielle élevée, les personnes souffrant d’obésité, de diabète, ainsi que les femmes enceintes. Ils ajoutent à cette listes les personnes immunodéficience et les patients atteints de cancer.



Le virus prolifère sur la peau, pénètre dans et sang et attaque

Selon le professeur Galina Reva du département de médecine fondamentale de l’École de biomédecine de l’Université fédérale d’Extrême-Orient, le virus prolifère sur la peau, puis pénètre dans le sang et attaque des cibles qui peuvent inclure à la fois les systèmes internes, comme le tube digestif, les poumons, le système génito-urinaire et les globules rouges.
« Nous supposons que l’objectif principal du virus est la moelle sanguine rouge où il endommage l’endothélium qui régule normalement la migration des cellules de croissance vers le sang. C’est précisément pourquoi des choses étranges se produisent avec des cellules d’immunité, et dans les tissus de divers organes mégacaryocytes, de très grandes cellules de moelle osseuse, ont été trouvés », explique le professeur Reva. Avant d’ajouter que « normalement, les mégacaryocytes sont la source de plaquettes responsables de la capacité de coagulation du sang, mais avec Covid-19, ils épaississent le sang dans les vaisseaux ».



La destruction de la pulpe blanche de la rate

Cette équipe de scientifiques sino-russe explique par ailleurs que le coronavirus induit également la destruction de la pulpe blanche de la rate, les cellules même productrices de tissus responsables de l’immunité comme les cellules T et les lymphocytes B. Si tel est le cas, les chercheurs estiment que le patient ne peut alors survivre que grâce à de fortes doses d’antibiotiques, à condition d’un traitement suffisamment précoce car lorsque les globules rouges commencent à mourir du manque d’oxygène, le patient a déjà, lui, commencé à suffoquer.


Philippe PALAT


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