Testé positif la semaine dernière au coronavirus, le président américain Donald Trump, 74 ans, a été hospitalisé à l'hôpital militaire Walter Reed, près de Washington, en raison de la chute de son niveau d'oxygène. Il en est ressorti trois jours plus tard, à l’issue de quelques péripéties. Après le Premier ministre britannique Boris Johnson, c’est le second chef d’Etat en situation d’obésité à souffrir de la Covid-19.

Testé positif la semaine dernière au coronavirus, le président américain Donald Trump, 74 ans, a été hospitalisé à l’hôpital militaire Walter Reed, près de Washington, en raison de la chute de son niveau d’oxygène. Il en est ressorti trois jours plus tard, à l’issue de quelques péripéties. Après le Premier ministre britannique Boris Johnson, c’est le second chef d’Etat en situation d’obésité à souffrir de la Covid-19.

L’hospitalisation de Donald Trump a secoué les Etats-Unis. Voire une grande partie de la planète. Comme il en a l’habitude, c’est lui-même via Twitter qui a annoncé qu’il était, ainsi que sa femme Mélanie Trump, testés positifs au coronavirus le vendredi 2 octobre.
Après avoir évoqué une possible quarantaine à la Maison-Blanche, le président des Etats-Unis a finalement été hospitalisé en banlieue de Washington. « Dans un souci d’extrême prudence, et sur recommandation de son médecin et d’experts médicaux, le président travaillera depuis les bureaux présidentiels à l’hôpital militaire Walter Reed ces prochains jours », avait déclaré sa porte-parole Kayleigh McEnany.
Agé de 74 ans, le Donald Trump souffrait de fièvre, de toux, de congestion légère et de fatigue.
Dés le vendredi 2 octobre, le niveau d’oxygène du président avait chuté, nécessitant qu’il soit mis sous oxygène durant une heure à la Maison Blanche, a finalement révélé son médecin, le docteur Sean Conley, qui avait d’abord minimisé la situation durant tout le week-end.



« Considéré comme obèse pour sa taille »

Face à cette situation, Donald Trump a donc pris la direction de l’hôpital car le président américain est considéré comme une personne « à risque ». En effet, selon le site du gouvernement dédié à la question, les critères de vulnérabilité face au coronavirus sont multiples.
Si Donald Trump a assuré à de nombreuses reprises être en bonne santé depuis son arrivée à la Maison-Blanche en 2016, il a « un cholestérol élevé » et pèse 110 kg, « ce qui est considéré comme obèse pour sa taille », note le New York Times. Ce qui lui vaut d’afficher un IMC de 30,49 kg/m2, soit une obésité dite modérée. De plus, son âge peut également être un facteur aggravant pour la maladie. Le gouvernement américain précise d’ailleurs sur son site que « chez les adultes, le risque de maladie grave due au Covid-19 augmente avec l’âge, les personnes âgées étant les plus exposées. »



La polémique déclenchée par Nancy Pelosi

Son comportement, liée notamment à son obésité, avait d’ailleurs créé la polémique en mai dernier. Pour avoir annoncé prendre de l’hydroxychloroquine à titre préventif depuis quinze jours, il s’était attirée, dans le cadre de la campagne pour la présidentielle des Etats-Unis, les foudres de Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants. Celle-ci avait estimé que ce n’était « pas une bonne idée ». « Il est notre président et je préférerais qu’il ne prenne pas quelque chose qui n’a pas été approuvé par les scientifiques, particulièrement dans sa catégorie d’âge et, disons, dans sa catégorie de poids, appelée obésité morbide », avait déclaré Nancy Pelosi en forçant allègrement le trait sur l’IMC du président américain.



Le poids, facteur majeur pour le Premier ministre britannique

A l’issue de son séjour à Walter Reed qui aura finalement duré trois jours et au cours duquel il est sorti pour saluer ses supporters rassemblés devant l’hôpital militaire, le président Donald Trump a rejoint, en compagnie de la Première dame, la Maison Blanche.
Dans la soirée du mercredi 7 octobre, le médecin du président américain a affirmé qu’il n’avait plus de symptômes depuis 24 heures et plus de fièvre depuis quatre jours. Toutefois, le couple présidentiel devait continuer à observer une quarantaine sanitaire.
Ce bilan de santé, même s’il reste sujet à caution en raison des déclarations contradictoires depuis l’annonce de son infection, reste bien différent de celui du Premier ministre britannique Boris Johnson. Atteint par une forme grave de la Covid-19 (cliquez ici), il avait été admis en avril dernier en soins intensifs et placé sous oxygène. Son état de santé s’était brutalement détérioré et avait suscité de nombreuses inquiétudes. Et ce, notamment, en raison de son obésité puis qu’affichant un IMC supérieur à 36.
A peine tiré d’affaire, Boris Johnson, convaincu que son poids avait été un facteur majeur qui a contribué à son hospitalisation s’est lancé dans un combat contre l’obésité dans son pays. Malheureusement par le seul prisme de l’alimentation et de l’activité physique…
Donald Trump, lui, n’a jamais abordé le sujet de son poids et encore moins celui du traitement de la maladie obésité.

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