Le Premier ministre britannique Boris Johnson se préparerait à lancer une nouvelle stratégie visant à réduire les taux d’obésité dans son pays. Il aurait changé d’avis sur la façon de s’attaquer à la crise de l’obésité après avoir apparemment attribué son infection au Covid-19 à son embonpoint.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson se préparerait à lancer une nouvelle stratégie visant à réduire les taux d’obésité dans son pays. Il aurait changé d’avis sur la façon de s’attaquer à la crise de l’obésité après avoir apparemment attribué son infection au Covid-19 à son embonpoint.

C’est le très sérieux journal The Times qui le révèle. Boris Johnson se préparerait à lancer une nouvelle stratégie visant à réduire les taux d’obésité dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
Selon le média anglais, le Premier ministre britannique – qui en avril dernier a été hospitalisé avec le virus et a passé trois jours en soins intensifs à l’hôpital Saint Thomas de Londres – a déclaré à ses principaux ministres avoir « changé d’avis à ce sujet ». Il préparerait une campagne de santé publique « beaucoup plus interventionniste » contre l’obésité et serait déterminé à encourager de manière urgente les gens à surveiller leur poids.
« Ce virus est là pour rester et nous allons devoir vivre avec lui. Si l’obésité est le principal moteur après l’âge, nous devons faire plus dès maintenant pour y faire face », a précisé le Premier ministre britannique.
Boris Johnson prévoit, dans sa campagne de santé, d’encourager les gens à faire plus de vélo et à les inciter à avoir une vie plus saine.
Cette nouvelle survient alors que plus de 33 000 personnes sont décédés au Royaume-Uni après avoir contracté le coronavirus et que 233 151 personnes ont été testées positives.

Avec un IMC >35, il est convaincu que son poids a été un facteur majeur

Selon The Times, Boris Johnson serait désormais convaincu que son poids a été un facteur majeur qui a contribué à son hospitalisation (cliquez ici). Au moment de son hospitalisation, son IMC était supérieur à 36, soit une obésité sévère (classe II).
Dans une chronique pour le journal, le rédacteur politique du Spectator, James Forsyth, publie la réaction du Premier ministre à propos des membres du cabinet de Downing Street et du Covid-19 : « Tout va bien pour vous les personnes minces », aurait déclaré Boris Johnson.
Lors de son hospitalisation, Boris Johnson a reçu un traitement à l’oxygène. Une fois sorti d’affaire, il a déclaré au journal The Sun, que « c’était un moment difficile, je ne le nierai pas. Les médecins avaient une stratégie pour faire face à un scénario de type « mort de Staline ». Mon état était si mauvais que les médecins ont prévu divers plans et arrangements pour annoncer ma mort ».



Des nombreux études et une enquête urgente

Depuis la propagation massive du Covid-19 et l’explosion des cas mortels en Grande-Bretagne, les autorités sanitaires britanniques et les scientifiques sont soumis à forte pression. Plusieurs études ont été publiées en avril (https://liguecontrelobesite.org/actualite/covid-19-la-grande-etude-menee-en-grande-bretagne-revele-que-lobesite-est-associee-a-une-probabilite-de-mortalite-plus-elevee/).
Mieux : face à la dégradation de la situation, Matt Hancock, secrétaire d’État à la Santé et à la Protection sociale en Grande-Bretagne a ordonné aux responsables de la santé de son pays d’enquêter rapidement afin de comprendre pourquoi les personnes en surpoids ou en obésité, les hommes et les minorités ethniques sont plus susceptibles de mourir du Covid-19 (cliquez ici).
Ce coup de tonnerre a aussitôt provoqué son effet puisque une gigantesque étude sur quelque 17,4 millions Britanniques (cliquez ici) a été déclenché afin de dresser le profil des personnes les plus vulnérables au Covid-19.



Un tiers des Britanniques soupçonnés d’être en situation d’obésité

Des chercheurs de l’Université de Glasgow avaient déjà constaté que le fait d’être en situation d’obésité doublait le risque de traitement hospitalier pour le coronavirus. Et que l’augmentation de l’IMC (Indice de masse corporelle) suivait la courbe ascendante de contracter une forme grave de Covid-19. Autant d’analyses et de constatations qui ont très vite inquiété le gouvernement de Sa Majesté puisqu’environ un tiers des Britanniques sont soupçonnés d’être cliniquement obèses.
De plus, les chiffres publiés le jeudi 14 mai par le National Health Service (NHS) révèlent qu’un quart des patients atteints de coronavirus morts dans les hôpitaux en Angleterre avaient du diabète.

(1) Le NHS (National Health Service) est le système de santé publique du Royaume-Uni.

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