La chirurgie de l'obésité, dont la fréquence a triplé en dix ans, va être « mieux encadrée et sécurisée » vient d'annoncer Agnès Buzyn, qui entend notamment assurer un meilleur suivi des patients.

La chirurgie de l’obésité, dont la fréquence a triplé en dix ans, va être «mieux encadrée et sécurisée» vient d’annoncer Agnès Buzyn, qui entend notamment assurer un meilleur suivi des patients.

Les interventions de chirurgie bariatrique ont triplé en dix ans, passant de 20 000 à plus 60 000 par an. La France est l’un des pays européens où cette pratique est la plus fréquente. Dès 2020, les centres hospitaliers seront soumis « à une autorisation » pour pouvoir pratiquer la chirurgie bariatrique, « sur la base de seuils d’activité et d’engagement à respecter des critères d’une prise en charge de qualité, notamment en termes de suivi des patients », a annoncé le ministère de la Santé.
La chirurgie bariatrique consiste, par différentes techniques (« sleeve », « bypass » et anneau gastrique notamment) à modifier l’anatomie du système digestif pour restreindre l’absorption des aliments et diminuer ainsi l’apport calorique des personnes souffrant d’obésité sévère. « Chaque patient devra bénéficier d’une évaluation de son dossier dans le cadre d’une réunion de concertation pluridisciplinaire afin que lui soit proposé le traitement le plus pertinent compte tenu de son dossier médical», écrit le ministère.
Or « des complications peuvent survenir pour près d’un patient sur quatre pour certains types d’opérations : complications digestives, risques liés à la perte de la masse musculaire mais aussi comorbidités telles que des carences nutritionnelles ou des difficultés psychologiques», souligne les services d’Agnès Buzyn.
Fin septembre, la Haute autorité de santé (HAS) a déjà annoncé qu’elle allait évaluer la sécurité des différentes techniques émergentes de chirurgie bariatrique et préconisé le déremboursement d’une procédure largement déjà pratiquée (lire aussi).
Les 37 centres spécialisés de l’obésité (CSO) seront chargés de piloter ces parcours de soins et de diffuser les bonnes pratiques de prise en charge de cette maladie chronique complexe. Les CSO veilleront notamment « à développer les programmes d’éducation thérapeutique, pour rendre le patient acteur de sa prise en charge », souligne le ministère.

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