Amie Lund, une chercheuse en toxicologie cardiovasculaire à l'Université du Nord du Texas, a constaté que l'exposition à certains polluants atmosphériques peut causer un gain de poids, surtout lorsqu'il est associé à un régime riche en graisses.

Amie Lund, une chercheuse en toxicologie cardiovasculaire à l’Université du Nord du Texas, a constaté que l’exposition à certains polluants atmosphériques peut causer un gain de poids, surtout lorsqu’il est associé à un régime riche en graisses.

Respirer un air mauvais impacte sur le poids ! C’est la conclusion d’Amie Lund, une chercheuse américaine qui étudie comment la pollution des gaz d’échappement des automobiles affecte la croissance et la signalisation des cellules adipeuses appelées adipocytes. Elle a déterminé que l’échappement de voiture peut déclencher des réponses dans le corps qui peuvent mener à la croissance et à l’inflammation accrues d’adipocyte, qui sont associées à l’obésité et aux maladies cardio-vasculaires.
« Quand les gens pensent aux causes profondes de l’obésité, ils pensent souvent à la génétique et à l’alimentation », commente Amie Lund. « Mais il y a des facteurs externes, tels que les polluants environnementaux, qui stressent constamment les systèmes de notre corps et peuvent jouer un rôle en contribuant à des maladies comme l’obésité. »



Les cellules du corps parlent

L’inhalation d’échappement automobile, essence ou diesel, modifie les signaux générés et reçus par les cellules adipeuses. Cela peut entraîner le grossissement des cellules de 12 à 25% supplémentaires ou même en augmenter le nombre. « Les cellules du corps parlent. Les signaux envoyés et reçus régissent l’activité de base des cellules dans les systèmes d’organes du corps. Ces signaux sont des produits chimiques, et comme toutes les formes de communication, ils peuvent être déformés », estime la chercheuse du Texas.
Les changements dans les cellules favorisent également l’inflammation, le stockage accru de lipide et l’activation du système immunitaire. L’inflammation et la réponse immunitaire peuvent alors déclencher la production de cellules adipeuses supplémentaires provoquant une boucle de rétroaction où les deux systèmes continuent à pousser l’autre vers l’avant.



Limiter l’exposition

Le corps humain possède déjà plusieurs systèmes pour aider à maintenir des organes sains. Mais, parfois, les facteurs de stress externes déséquilibrent le système. Dans ce cas, Amie Lund conclut qu’il faut limiter l’exposition. Elle a ajouté qu’il est préférable de limiter le temps passé à l’extérieur pendant les jours de pollution atmosphérique élevée (ou de faible qualité de l’air). « Nous devons être conscients que l’exercice à l’extérieur pendant les jours de mauvaise qualité de l’air, ou à proximité de niveaux élevés de polluants atmosphériques générés par la circulation peut augmenter notre exposition à ces polluants en raison du taux accru de respiration qui se produit pendant l’exercice », a déclaré Lund.

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