Le mois d’octobre sera marqué par la 3e édition de la campagne nationale d’information « Ma santé passe par mes microbiotes ». Elle sera lancée par une conférence publique à Paris le 1er octobre organisée par la Fondation de l’AP-HP pour la Recherche, en partenariat avec le laboratoire Pileje. L’occasion de faire le point sur les liens entre microbiote et obésité !

Il est présent dans l’ensemble de tous nos micro-organisme. Sur notre peau, dans la bouche, dans le vagin, dans l’intestin… Il s’appelle « microbiote » et c’est un allié dont il faut prendre soin. D’autres que toutes les recherches scientifiques le prouvent : obésité, allergies, troubles digestifs, maladies parodontales peuvent s’expliquer en partie par un déséquilibre de notre microbiote.
Cet ami qui nous veut du bien sera mis en vedette tout au long du mois d’octobre. Dans le cadre de la 3e édition de la campagne nationale d’information « Ma santé passe par les microbiotes », de nombreuses initiatives permettront d’en savoir plus et de mieux connaître celui qu’on associe souvent à la flore intestinale. Car on le sait désormais : le microbiote intestinal peut jouer un rôle dans la survenue de l’obésité et des maladies chroniques associées. « Des premiers travaux réalisés en 2010 ont montré une augmentation du poids de souris chez lesquelles avait été transféré le microbiote d’un rongeur obèse. C’était le point de départ de nombreuses études visant à démontrer que des composants du microbiote jouaient un rôle dans la prise de poids », explique Karine Clément, professeure de nutrition à la Sorbonne.



« Quand on prend du poids, on appauvrit son microbiote »

Pilote à l’hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière d’une unité de recherche sur l’obésité et les complications associées, le professeur Clément rappelle que les travaux scientifiques démontrent l’appauvrissement de la diversité du microbiote intestinal parmi les personnes obèses. « En quelque sorte quand on prend du poids, on appauvrit son microbiote, il sera beaucoup moins riche ».
Au-delà de ce constat, l’obésité favorise également « l’augmentation de bactéries pro-inflammatoires et la diminution de bactéries bénéfiques sur le plan métabolique. Et c’est d’autant plus vrai pour les obésités sévères ». Et le professeur d’enchaîner : « Nous avons également observé chez les personnes souffrant d’obésité que la faible diversité bactérienne augmentait les risques de développer des complications liées à l’obésité ». La scientifique cite notamment le « diabète de type 2, les troubles lipidiques, hépatiques, cardiovasculaires et certains cancers ».
La conférence publique aura lieu le 1er octobre à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris. Elle sera accessible par les réseaux sociaux. Tout au long du mois d’octobre, des tutos vidéos seront également disponibles.

Pour en savoir plus : cliquez ici et ici.