L’obésité infantile est un problème mondial. Et le lien entre des heures de coucher tardives et le risque de développer une obésité est bien réel. Une équipe canadienne a observé les dossiers médicaux de 1 642 enfants âgés de 2 à 5 ans.

L’obésité infantile est un problème mondial. Et le lien entre des heures de coucher tardives et le risque de développer une obésité est bien réel. Une équipe canadienne a observé les dossiers médicaux de 1 642 enfants âgés de 2 à 5 ans.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, 38 millions d’enfants de moins de 5 ans étaient en surpoids ou obèses en 2019. Très souvent dans les études, le manque de sommeil et le risque d’obésité ont été associés.
Faut-il pour autant s’inquiéter si vous avez des enfants de moins de 5 ans qui se couchent trop tard ou s’endorment très tard ? Selon des chercheurs canadiens qui ont mené l’étude sur plus d’un millier d’enfants, ce qui est important, c’est que les plus petits aient leur quota de sommeil.
Déjà très documenté pour les enfants plus âgés et les adolescents, le lien entre des heures de coucher tardives et le risque de développer une obésité a été cette fois-ci exploré pour les moins de 5 ans.



Dormir entre 10 h et 11 h par nuit

Pour affiner les données scientifiques, une équipe canadienne de l’Université d’Otago en Nouvelle-Zélande a observé les dossiers médicaux de 1 642 enfants âgés de 2 à 5 ans.
Pour les besoins de cette étude, un coucher effectué après 21 h était considéré comme tardif. En moyenne, l’heure de coucher chez les petits de 2 ans était fixée à 20 h 06, à 19 h 50 chez les 3 ans et 19 h 55 chez les 5 ans.
A 2, 3 ou 5 ans, les enfants dormaient en moyenne entre 10 et 11 heures par nuit.
Résultat : « Certes les petits se couchant le plus tôt avaient un risque moindre de souffrir d’obésité, comparés à ceux qui se couchaient plus tard, note le docteur Melyssa Roy, spécialistede l’obésité et les maladies chroniques, mais ces bénéfices sont davantage liés au quota de sommeil suffisant et non au fait que l’enfant se couchait plus tôt ».
En clair, ce n’est pas l’heure de sommeil qui serait importante mais le fait que les petits aient bien leur compte de sommeil. « Nos recherches aident à confirmer que le sommeil est bénéfique pour les jeunes enfants, mais il est utile de les mettre au lit plus tôt que si cela signifie qu’ils dorment plus longtemps », estime l’experte canadienne.



Les petites filles plus exposées que les petits garçons

Autre point : « Les petites filles dont le sommeil était insuffisant ou de mauvaise qualité étaient davantage exposées à l’obésité que les petits garçons », remarque le docteur Roy du Département de médecine de l’Université d’Otago.
Les parents d’enfants d’âge préscolaire peuvent être rassurés par la nouvelle recherche d’Otago qui montre que les heures de coucher précoces ne sont pas vitales pour un développement sain, tant que les jeunes enfants dorment suffisamment.

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