Des chercheurs américains, britanniques et chinois ont trouvé le moyen de préserver des souris de la prise de poids normalement induite par un excès calorique conséquent.

Des chercheurs américains, britanniques et chinois ont trouvé le moyen de préserver des souris de la prise de poids normalement induite par un excès calorique conséquent. Si les résultats sont prometteurs chez l’animal, rien ne permet de penser que cela va fonctionner chez l’Homme.

Au niveau biologique, l’hypothèse dominante des scientifiques pour expliquer l’obésité est la résistance à la leptine. La leptine est une hormone sécrétée par nos adipocytes qui se lie à des récepteurs spécifiques au niveau de l’hypothalamus (la maison mère d’une grande partie de nos hormones) pour signaler à notre cerveau que les réserves sont pleines et qu’il faut envoyer un message de satiété à la conscience. Mais lorsqu’on reçoit mal (ou qu’on ne reçoit pas) ce signal, la satiété a du mal à se faire sentir.
Conséquence : on a donc faim, de manière plus ou moins chronique. Couplée à toutes les stimulations alimentaires, l’abondance de nourriture – surtout d’aliments ultra-transformés – donne lieu à des excès caloriques phénoménaux. Cela évolue rapidement et inéluctablement vers une prise de poids conséquente que l’on nomme, à un certain stade, obésité . Parmi ces déterminants, nos hormones. C’est d’ailleurs l’objet d’une récente étude réalisée par des chercheurs américains, britanniques et chinois.
Dans leur expérience sur des souris, les chercheurs sont parvenus à empêcher la prise de poids normalement induite par une alimentation très calorique, en inhibant le récepteur d’un polypeptide digestif : l’hormone inhibitrice gastrique. Il s’avère que cette hormone, lorsqu’elle se lie convenablement à son récepteur, induit, dans un contexte d’excès alimentaire, une réduction drastique de l’action de la leptine, entraînant donc encore plus d’excès et inévitablement, une prise de poids.
Lorsqu’elle est inhibée chez des souris qui s’alimentent normalement, en revanche rien ne se produit. Mais si l’on inhibe l’action de ces récepteurs grâce à des anticorps, on constate, uniquement dans un contexte d’excès alimentaire, une perte de poids due principalement à une meilleure action de la leptine et donc à une régulation de l’appétit.

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