Une étude lancée en Suède n’a montré aucune corrélation entre l’obésité et la proximité des établissements de restauration rapide ou des gymnases. En revanche, la privation de voisinage semble constituer un facteur saur le risque d’obésité.

Une étude lancée en Suède n’a montré aucune corrélation entre l’obésité et la proximité des établissements de restauration rapide ou des gymnases. En revanche, la privation de voisinage semble constituer un facteur pour le risque d’obésité.

On le sait, l’environnement social dans lequel on vit est important pour notre santé. Un grand nombre d’études et de rapports existent pour expliquer, par exemple, que l’obésité est plus répandue dans les quartiers défavorisés. Parmi les raisons souvent invoquées : les quartiers défavorisés sont généralement définis par de faibles niveaux socio-économiques, un faible revenu moyen et des taux de chômage élevés.
La raison pour laquelle l’obésité est plus répandue dans ces quartiers constitue souvent un sujet d’intérêt aussi bien pour les chercheurs, mais aussi pour les décideurs politiques et économiques qui décident des installations commerciales, comme les établissements de restauration rapide et les installations d’activité physique. « Cependant, notre étude à grande échelle en Suède, à l’aide de données longitudinales sur le registre national de plus de 1,5 million d’adultes, n’a pas trouvé d’association statistiquement significative entre ces deux types d’installations et l’obésité », explique Kenta Okuyama, doctorante au Center for Primary Health Care Research de l’Université de Lund.



« Les contextes varient selon sa culture et son mode de vie »

Pour argumenter leur propos, les chercheurs ont conduit une vaste étude à partir des données nationales sur les registres de la Suède. Au cours de la période de suivi de onze ans entre 2005 et 2015, les données de 1 167 449 hommes et 542 606 femmes, âgées de 20 à 55 ans, ont été répertoriées.
Au terme de leur analyse, les chercheurs estiment qu’il est peu probable que la présence des établissements de restauration rapide ou le manque de gymnases sont des causes d’obésité chez les adultes suédois.
« Bien que la réduction des établissements de restauration rapide ou l’introduction d’installations d’activité physique puissent, en théorie, favoriser une alimentation saine et l’exercice, cela n’est peut-être pas très efficace dans tous les pays et toutes les régions car les contextes varient selon sa culture et son mode de vie qui peuvent influer sur la fréquence à laquelle les gens utilisent ces installations dans leur vie quotidienne », explique Kenta Okuyama.
En revanche, l’étude a montré une corrélation entre la privation de voisinage et l’obésité. Une solitude « uniformément et fortement associée à l’incidence de l’obésité chez les hommes et les femmes, souligne les experts suédois. L’objectif suivant est d’étudier davantage quels autres facteurs peuvent avoir un impact sur le risque d’obésité en Suède », conclut Kenta Okuyama. Comme, par exemple, les facteurs environnementaux potentiellement modifiables dans des contextes sociaux et culturels.

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