Des recherches américaines ont montré que le fait de se coucher tard et de ne pas suivre des horaires réguliers de sommeil pouvait être associé à un risque accru de surpoids chez les jeunes filles.

Des recherches américaines ont montré que le fait de se coucher tard et de ne pas suivre des horaires réguliers de sommeil pouvait être associé à un risque accru de surpoids chez les jeunes filles.

Le manque de sommeil peut avoir des conséquences sur la santé. A commencer par un risque d’obésité, notamment chez les filles. Des chercheurs du Massachusetts General Hospital for Children (MGHfC) et de la Harvard Medical School ont suivi 804 adolescents(418 filles et 386 garçons) âgés de 12 à 17 ans grâce à un actigraphe (un appareil qui enregistre les périodes d’activité et de repos) qu’ils portaient à leur poignet au moins cinq jours consécutifs.
Les scientifiques ont utilisé les données collectées pour examiner le chronotype de chaque participant, pour savoir s’ils étaient plus du matin ou plus du soir, ainsi que le « décalage social », la différence entre les heures de sommeil le week-end et les jours d’école.



Des mesures anthropométriques

Les chercheurs ont enregistré les mesures anthropométriques des sujets comme la masse musculaire, osseuse et adipeuse pour évaluer la composition du corps. Leurs résultats, repris par la revue JAMA Pediatrics (pour lire l’article cliquez ici) ont montré qu’un chronotype de nuit et un décalage social plus prononcé étaient associés à une plus forte susceptibilité de surpoids chez les filles, mais pas les garçons.
En effet, chez les filles le fait de veiller tard était associé à une augmentation moyenne de 0,58 cm du tour de taille et à une augmentation de 0,16 kg/m2 des graisses corporelles. Chaque heure de décalage social était associée à une progression de 1,19 cm de tour de taille et à 0.45 kg/m2 de graisses corporelles supplémentaires.



Des horaires irréguliers de sommeil

« Au-delà de la quantité et de la qualité, le timing est un composant vital du sommeil parce qu’il détermine si l’horloge circadienne d’un individu est synchronisée avec les rythmes de ses activités quotidiennes, note Elsie Taverasen en charge de l’étude. Ceci est particulièrement important chez les adolescents dont les préférences nocturnes et les demandes scolaires entraînent souvent des horaires irréguliers de sommeil pouvant causer un mauvais alignement circadien. »
Les chercheurs notent que les résultats soulignent le besoin qu’ont les ados d’adopter des horaires réguliers de coucher et de réveil la semaine mais aussi les week-ends. « De fortes variations dans les rythmes de sommeil pendant la semaine peuvent perturber une physiologie normale, et entraîner une obésité et un risque cardio-métabolique, a expliqué l’auteur Elizabeth Cespedes Feliciano. Notre étude souligne le rôle de l’horloge biologique pour influer sur le risque d’obésité. »