Alors que le coronavirus se propage depuis plusieurs jours à travers les États-Unis, beaucoup de patients se demandent si leur obésité les expose à un risque plus élevé de tomber malade à cause du virus. Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies répondent, aujourd’hui, par l’affirmative.

Alors que le coronavirus se propage depuis plusieurs jours à travers les États-Unis, beaucoup de patients se demandent si leur obésité les expose à un risque plus élevé de tomber malade à cause du virus. Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies répondent, aujourd’hui, par l’affirmative.

Les États-Unis, qui sont le pays où la pandémie progresse le plus rapidement, comptabilisaient, le 26 mars, au moins 82 404 cas, selon les chiffres de l’université Johns Hopkins. Conséquence : les États-Unis ont dépassé jeudi l’Italie et la Chine, et sont devenus le pays du monde à compter le plus de cas recensés d’infection au nouveau coronavirus.
Face à cette vague épidémique, les experts des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (1) ont expliqué que les personnes de tout âge souffrant d’obésité sévère (Indice de masse corporelle de 40 ou plus) sont considérées comme présentant un risque plus élevé de maladie grave du Covid-19.
Le ministère de la Santé et des services sociaux de la Caroline du Nord invite ces patients souffrant d’obésité sévère, ainsi que les personnes atteintes d’une maladie pulmonaire chronique, d’asthme modéré à sévère et d’un système immunitaire affaibli, à communiquer avec leur médecin, notamment s’ils développent de la fièvre ou de la toux.



Une référence au rapport réalisé au Royaume-Uni

Pour les experts américains, l’obésité peut augmenter l’inflammation et affaiblir le système immunitaire d’une personne, ce qui rend plus difficile la lutte contre les infections. Le poids supplémentaire peut également mettre la pression sur les poumons et rendre plus difficile la respiration.
Cette constatation fait directement référence au rapport récent présenté au Royaume-Uni qui a vu l’obésité jouer un rôle dans la gravité des maladies liées au coronavirus.
En effet, le rapport du Intensive Care National Audit and Resource Center de Londres a révélé que 64% des patients atteints de coronarivus dans les unités de soins intensifs au Royaume-Uni étaient en surpoids ou obèses. (lire l’article du 24 mars : ici )



Mexique : l’un des taux d’obésité les plus élevés au monde

Plus au sud, les chercheurs mexicains redoutent que les taux d’obésité de leur pays ne rendent la pandémie particulièrement dangereuse, selon l’agence Associated Press.
Dans un rapport réalisé très récemment, l’Alliance pour la santé alimentaire a déclaré que « quatre des cinq premiers décès de coronavirus au Mexique concernaient des personnes atteintes de diabète ».
Avec 72,5% des adultes en obésité ou en surpoids, le Mexique détient l’un des taux d’obésité les plus élevés au monde.
Les experts estiment que « les conditions sous-jacentes comme l’hypertension artérielle, les maladies cardiaques, le diabète et l’obésité » peuvent aggraver les résultats de santé pour les patients atteints de coronavirus. Ils rappellent également que, pour la plupart des gens, le virus ne provoque que des symptômes légers ou modérés, comme la fièvre et la toux qui s’éclaircit en deux à trois semaines.
Particulièrement inquiet, Abelardo’vila, chercheur à l’Institut national des sciences médicales et de la nutrition, a déclaré que « la majorité des décès qui se produiront au Mexique pendant l’épidémie actuelle seront associés au grave problème de l’obésité. »

(1) Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centres for Disease Control and Prevention) forment ensemble la principale agence fédérale des États-Unis en matière de protection de la santé publique.

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