« Les personnes souffrant d’obésité et d’habitudes de tabagisme sont plus à risque de développer des complications, et même de mourir si elles sont infectées par le Covid-19 », a déclaré le Dr Soumya Swaminathan, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la Santé. Une déclaration franche faite lors du Forum mondial de la recherche et de l’innovation sur Covid-19 qui vient d’avoir lieu à Genève.

« Les personnes souffrant d’obésité et d’habitudes de tabagisme sont plus à risque de développer des complications, et même de mourir si elles sont infectées par le Covid-19 », a déclaré le Dr Soumya Swaminathan, scientifique en chef de l’Organisation mondiale de la Santé. Une déclaration franche faite lors du Forum mondial de la recherche et de l’innovation sur Covid-19 qui vient d’avoir lieu à Genève.

C’est n’est malheureusement pas une nouveauté, mais cette fois c’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le dit haut et fort : les personnes souffrant d’obésité ont des risques plus élevés de développer des complications en cas d’infection au Covid-19. Cette position assumée par l’OMS s’inscrit dans le droit fil de toutes les études publiées depuis trois mois en France et à l’international sur l’extrême vulnérabilité des patients en situation d’obésité face à l’actuelle pandémie de Covid-19.
S’adressant aux médias après la deuxième réunion du Forum mondial de la recherche et de l’innovation sur Covid-19 qui s’est déroulée mercredi 1er et jeudi 2 juillet à Genève, en Suisse, le docteur Soumaya Swaminathan, scientifique en chef de l’OMS a noté que ce virus affecte de façon disproportionnée les personnes présentant certains risques, y compris l’obésité chez les jeunes.
« Nous devons nous rappeler que les jeunes ne sont pas à l’abri d’une maladie grave ou d’une mort. C’est moins fréquent que chez les personnes âgées, mais il faut se montrer très prudents car les jeunes peuvent être infectés… en particulier ceux qui souffrent d’obésité, ceux qui ont des habitudes comme le tabagisme, par exemple. Ces personnes-là sont plus à risque de complications et de mort », a précisé le docteur Swaminathan, pédiatre et clinicienne indienne connue pour ses recherches sur la tuberculose.



« Le nombre de personnes infectées est souvent dix fois supérieur… »

Le Forum réuni, de manière virtuelle, en milieu de semaine alors que la crise sanitaire a fait plus de 500 000 morts dans le monde et plus de 10 millions de cas de COVID-19 confirmés. Lors de son intervention, le docteur Soumaya Swaminathan a souligné que le nombre réel d’infections peut être jusqu’à dix fois plus élevé que le nombre de cas détectés.
Répondant à une question sur le taux de mortalité, la scientifique en chef de l’OMS a déclaré que dans les endroits où des études de prévalence du virus ont été faites pour examiner la prévalence des anti-corps dans la population, « le nombre de personnes infectées est souvent dix fois supérieur au nombre de personnes qui reçoivent effectivement un diagnostic positif. »
Le docteur de l’OMS a également précisé que la prise en compte de ce taux de mortalité par infection descend à 0,6%. « Le nombre de personnes infectées n’est pas souvent connu. Ce que l’on sait, c’est le nombre de personnes qui se font tester. Ce sont ceux qui tombent vraiment malades, ou ceux qui sont en mesure d’accéder aux tests », at-elle ajouté.
Le docteur Swaminathan a également souligné que, tout en calculant le taux de mortalité, les pays devraient diviser le nombre actuel de décès avec le nombre de cas deux semaines auparavant. « Nous savons qu’il y a un écart entre le diagnostic et la mort des personnes souffrant deux ou trois semaines plus tard. Pour avoir une idée exacte du taux de létalité, il faut diviser par le nombre de cas il y a deux semaines et non par le nombre de cas constatés aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

Pour en savoir plus : cliquez ici, ici et ici