Des chercheurs américains préconisent un nouveau système pour mieux définir l’obésité. Leur concept : ABCD. Cette classification des maladies est structurée autour du terme diagnostique « maladie chronique basée sur l’adipité ». Une formule qui reflète à la fois la physiopathologie et l’impact clinique en tant que maladie chronique.

Des chercheurs américains préconisent un nouveau système pour mieux définir l’obésité. Leur concept : ABCD. Cette classification des maladies est structurée autour du terme diagnostique « maladie chronique basée sur l’adiposité ». Une formule qui reflète à la fois la physiopathologie et l’impact clinique en tant que maladie chronique.

« Il est temps que l’obésité entre dans l’ère de la médecine de précision ». Tel est le propos des experts américains de l’University of Alabama at Birmingham et de l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai. Ces derniers sont persuadés qu’avec de nouveaux systèmes de classification basés sur des critères d’évaluation plus pertinents au plan clinique, ils peuvent approfondir les vraies raisons de l’obésité. Mieux : ils pourraient accompagner les patients souffrant de la maladie de manière plus efficace.
Selon eux, de nombreuses études ont déjà démontré que l’indice de masse corporelle (IMC) ne reflète pas avec précision la complexité de la maladie. Ces spécialistes proposent, dans la revue « Obesity », un nouveau système de classification et une nouvelle définition de l’obésité : une « maladie chronique basée sur l’adiposité ».



Quatre axes d’évaluation et des codes supplémentaires

Ces chercheurs préconisent un nouveau système de classification basé sur le diagnostic de l’ABCD. Il repose sur quatre axes d’évaluation : les codes A reflètent la physiopathologie ; les codes B indiquent la classification IMC ; les codes C spécifient les complications biomécaniques et cardiovasculaires spécifiques pouvant être corrigées par une perte de poids et les codes D indiquent le degré de sévérité des complications.
Ces experts imaginent aussi que des codes supplémentaires seront ajoutés à terme afin d’identifier et répertorier les facteurs aggravants qui vont induire des soins plus complexes et plus pertinents dans le cadre d’un plan thérapeutique personnalisé.
Pour ces scientifiques américains, « cette approche diagnostique qui se veut à la fois plus globale, plus pertinente au plan clinique et épidémiologique, devrait permettre une plus grande reconnaissance de l’ABCD en tant que maladie et un accès élargi à des thérapies fondées sur des preuves ».
Ils espérent également personnaliser leur diagnostic pour chaque patient. « Cette classification reflète ce que nous traitons » et « pourquoi nous le traitons », explique le docteur Timothy Garvey, professeur au Département des sciences de la nutrition à l’Université de l’Alabama à Birmingham.

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