Des chercheurs suédois ont enregistré l’activité du sommeil chez les enfants. Selon les scientifiques, les enfants qui se couchent tard peuvent courir un risque plus élevé d’obésité. Ils expliquent qu’une durée de sommeil plus courte peut affecter le corps d’un enfant de nombreuses façons, y compris en augmentant les niveaux d’insuline.

Des chercheurs suédois ont enregistré l’activité du sommeil chez les enfants. Selon les scientifiques, les enfants qui se couchent tard peuvent courir un risque plus élevé d’obésité. Ils expliquent qu’une durée de sommeil plus courte peut affecter le corps d’un enfant de nombreuses façons, y compris en augmentant les niveaux d’insuline.

Bien dormir, on le sait, est aussi garant d’une bonne santé. Et les meilleures habitudes doivent se prendre dés le plus jeune âge. C’est d’ailleurs ce qu’affirme une étude publiée dans « Pediatrics : Official Journal of the American Academy of Pediatrics ». Conduite par des chercheurs du Early Stockholm Obesity Prevention Program, une expérience a permis d’enregistrer l’activité du sommeil chez les participants munis d’un dispositif d’actigraphie porté au poignet.
Les scientifiques ont constaté que les jeunes enfants qui restaient éveillés jusqu’à 21 h, voire plus tard, avaient une augmentation plus importante de l’indice de masse corporelle (IMC) et de la circonférence de la taille. Un phénomène qui peut augmenter le risque d’obésité chez les enfants de 2 à 6 ans. Ce constat a été notamment effectué en particulier chez les enfants de parents en surpoids ou obèses.
« Le message à porter est que la façon dont nous vivons, et pas seulement nos habitudes alimentaires et notre activité physique, peut affecter les enfants d’un risque de gain de poids malsain », estime le docteur Claude Marcus, auteur de l’étude et professeur de pédiatrie à l’Institut Karolinska en Suède.
Les experts recommandent aux parents de définir une routine de 30 minutes à l’heure du coucher. Celle-ci doit inclure l’arrêt des appareils électroniques, un bain chaud et une histoire à raconter dans la chambre à coucher afin de favoriser le sommeil.



Une population jeune qui contracte des maladies d’adulte

« Étant donné que l’obésité est associée à de multiples autres facteurs de risque cardiovasculaires, comme l’augmentation de la pression artérielle, des lipides et du glucose, la prévention de l’obésité est une cible importante pour les enfants », précise Donna Arnett, professeure de santé cardiovasculaire à l’Université du Kentucky et experte médicale de l’American Heart Association. Un sujet d’autant plus importante que, selon l’American Heart Association, un adolescent sur trois aux États-Unis est en surpoids. Une population jeune qui court le risque de maladies jusqu’ici contractées plutôt à l’âge adulte, comme le diabète de type 2, l’hypertension artérielle et des niveaux élevés de cholestérol sanguin.
Selon le Centers for disease control and prévention, l’obésité infantile est également liée à des symptômes psychologiques tels que la dépression et l’anxiété, une faible estime de soi et une qualité de vie autodéclarée inférieure. Ce à quoi s’ajoutent des problèmes sociaux tels que l’intimidation et la stigmatisation.

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