Cette semaine, deux tribunes parues dans la presse nationale ont fait l’actualité de la santé. La Ligue contre l’obésité s’est associée à ces deux textes. A la fois parce qu’elle est engagée depuis le début de la pandémie dans la défense des personnes atteintes d’obésité et parce qu’elle estime que le sujet de la santé environnementale est devenue une urgence sanitaire.

Cette semaine, deux tribunes parues dans la presse nationale ont fait l’actualité de la santé. La Ligue contre l’obésité s’est associée à ces deux textes. A la fois parce qu’elle est engagée depuis le début de la pandémie dans la défense des personnes atteintes d’obésité et parce qu’elle estime que le sujet de la santé environnementale est devenue une urgence sanitaire.

Coup double pour la Ligue contre l’obésité. En ce début de semaine, sa signature est apparue à deux reprises dans la presse quotidienne nationale.
La première fois, c’est à travers une tribune publiée dans le journal Le Monde daté du mercredi 7 avril. Sous le titre « Nous, personnes souffrant de maladies graves, refusons que nos vies soient délibérément sacrifiées » , la Ligue contre l’obésité a pris position, au même titre que 26 autres associations de personnes à risque de forme grave de la Covid-19. Dans ce texte, les signataires (Ligue contre le cancer, Coopérations patients, SOS hépatites et maladies du fie, Renaloo, Association française des hémophiles, etc.) lancent un cri d’alarme sur les conséquences de la crise pour ceux qui pâtissent des déprogrammations et annulations d’intervention.



« La tragédie de la Covid-19 révèle au monde un brutal et mortel télescopage entre le coronavirus et l’obésité »

« Mais où sont les patients vulnérables, ceux qui meurent par centaine chaque jour, dans une indifférence croissante ? Où sommes-nous, avec nos cortèges de soucis, de douleurs physiques et morales, d’inquiétudes, d’angoisses ? Où sommes-nous dans le système social citoyen qui est censé affronter cette grave crise ?… » peut-on lire en début de texte.
Une tribune dans laquelle on peu ire à propos de l’obésité : « Qui a mesuré que la tragédie de la Covid-19 révèle au monde un brutal et mortel télescopage entre le coronavirus et l’obésité ? Les chiffres conjugués de ces deux épidémies sont accablants : une hospitalisation sur deux en service de réanimation et près d’un décès sur deux à l’hôpital concernent des personnes en situation d’obésité. »
Estimant que « nous priver de parole audible, continuer à nous exclure de la chaîne opaque des décisions politico-sanitaires, c’est faire de graves entorses à la démocratie et aux droits humains », les signataires de la tribune parue dans Le Monde demandent « que soient prises sans délai les mesures qui ont déjà fait leurs preuves et qui sont les seules à même de freiner rapidement l’épidémie ». A commencer par l’instauration de dispositifs ‘’tester-tracer-isoler’’ efficaces et la poursuite d’une campagne de vaccination rapide et ambitieuses ».



« Repenser notre politique de santé »

Dans un autre registre, la Ligue contre l’obésité a signé une tribune parue, cette fois, sur le site du journal Libération le 7 avrildernier. Sous le titre « Ne plus être malade à cause de l’environnement », un collectif de composés de nombreuses associations estime qu’il est temps de faire de la santé environnementale un pilier du système de santé.
Dans ce texte paru dans Libération, les auteurs de la tribune impulsée par Réseau Environnement Santé lancent un appel pour un « big bang » du système de santé afin que soit intégré la santé environnementale.
Estimant que « pour contrer l’arrivée de nouvelles crises sanitaires d’origine infectieuse, il est urgent de changer de modèle », cette tribune
souligne que « la pandémie de la Covid-19 exacerbe les crises environnementales et sociales préexistantes. Elle doit nous conduire à repenser notre politique de santé pour faire face au défi de futures crises sanitaires d’origine infectieuse », écrivent les auteurs du texte.



« Il est essentiel de réduire les pollutions d’origine humaine »

A l’instar de ses coauteurs, la Ligue contre l’obésité est persuadée qu’il est urgent de revoir le modèle de santé existante, de changer de paradigme et de référentiel, de penser la santé par une approche ‘’Une seule santé’’, alliant les santés humaine et animale, ainsi que celle des écosystèmes, favorisant la perpétuation des espèces et des humains dans de bonnes conditions reproductives. « Il est essentiel de réduire les pollutions d’origine humaine, qu’elles soient chimiques, physiques ou biologiques, et leurs potentiels effets cocktail. Il est urgent de préserver et restaurer la qualité de l’alimentation, des eaux, de l’air ou des sols, sans oublier de prévenir les causes de troubles de la santé mentale sur le long terme, en forte croissance dans le contexte de la pandémie de Covid-19 », insistent les signataires de la tribune.
Solidaire de ce collectif interassociations, la Ligue contre l’obésité cosigne les cinq points fédérateurs tels que le souhait de « proposer des solutions opérationnelles pour construire une politique publique de santé environnementale en France » et « innover en termes de participation citoyenne en faisant remonter depuis les territoires, les volontés citoyennes, notamment en fédérant de grandes conférences citoyennes régionales de santé environnementale ».




Philippe PALAT

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