La Ligue contre l’obésité a signé la tribune rédigée par plus de 50 associations qui demandent que les personnes atteintes de pathologies graves « puissent bénéficier d’arrêts dérogatoires avec droit au chômage partiel ». Au côté de la Ligue nationale contre le cancer, de France Alzheimer, de Vaincre la mucoviscidose et de bien d’autres collectifs, la Ligue contre l’obésité prend position.

La Ligue contre l’obésité a signé la tribune rédigée par plus de 50 associations qui demandent que les personnes atteintes de pathologies graves « puissent bénéficier d’arrêts dérogatoires avec droit au chômage partiel ». Au côté de la Ligue nationale contre le cancer, de France Alzheimer, de Vaincre la mucoviscidose et de bien d’autres collectifs, la Ligue contre l’obésité prend position.

Le décret du 29 août 2020 n’en finit plus de faire couler de l’encre. Et de cristalliser l’incompréhension . Plus d’un mois après avoir pris la décision de réduire drastiquement la définition des personnes vulnérables au Covid-19 et de renvoyer des milliers de personnes à risque de contracter une forme grave de la Covid-19 sur le chemin du travail, le gouvernement français fait face à une levée de boucliers du monde associatif. Cette mobilisation nationale vient de se traduire par la publication d’une tribune sur le site du journal Le Parisien et sur le site de France Assos Santé.
Cette tribune intitulée « La santé des travailleur.se.s vulnérables : l’angle mort de la gestion de la crise » rappelle avec force qu’en « cette rentrée 2020, la protection de la santé des plus vulnérables a été abandonnée par décret ».


Des études scientifiques indiscutables

Si de son côté la Ligue contre l’obésité a décidé de porter l’affaire en justice devant le Conseil d’Etat en déposant un « référé liberté » et un « référé suspension » contre le décret du 29 août (cliquez ici), elle s’associe pleinement à la démarche des associations signataires de la tribune pour réclamer le retour à une protection adaptée de tous les travailleurs à risque élevé de forme grave et de leurs proches, sur la base de données scientifiques désormais indiscutables. Des études françaises et internationales qui, concernant l’obésité, confirment le lien étroit entre la pathologie et le risque de forme grave de la Covid-19 (cliquez ici).


La santé a une valeur constitutionnelle

Comme le soulignent les autres associations signataires, « les personnes vulnérables en raison de leur état de santé ne doivent pas être considérées comme des dommages collatéraux acceptables au motif de la relance économique ».
Au moment où la pandémie repart de plus belle et que les clusters en entreprises se multiplient, l’Etat français doit se rappeler que la protection de la santé a une valeur constitutionnelle et que le « Quoi qu’il en coûte » du Président de la République doit s’appliquer car « vivre avec le virus »ne peut pas se faire au prix d’un sacrifice des plus fragiles.

Pour lire la tribune : cliquez ici ou ici